La graisse brûle-t-elle le muscle ? Mythe ou réalité ?

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La graisse brûle-t-elle le muscle ? Mythe ou réalité ?

Les sportifs – et les autres – le savent: le muscle “brûle” de la graisse si l’activité physique est assez intense ; je ne parle pas ici de la balade avec le chien, le chat, le hamster ou l’ADCF (Animal De Compagnie Favori)
On entend aussi souvent dire que lorsqu’on perd de la graisse, on “brûle aussi du muscle”. L’expression est répandue, mais elle simplifie à l’excès un phénomène biologique bien plus nuancé. En réalité, le corps puise dans plusieurs réserves selon le contexte, et la perte de muscle dépend surtout de la manière dont la perte de poids est conduite.
C’est plutôt hyper contre-intuitif en fait de penser que la graisse serait capable de brûler du muscle.
Bon, malheureusement, force est de constater que cela est vrai et c’est l’une des plus grandes avancées réalisées dans les recherches sur le surpoids ces dernières années; et le tout dans le plus grand silence assourdissant qui puisse exister !.
En voici l’explication !

Depuis les travaux ayant montré le caractère inflammatoire de l’obésité, notamment dans le sillage des recherches françaises du début des années 2000 (équipe Inserm du professeur Karine Clément de l’hôpital Hötel-Dieu à Paris), on sait que le tissu adipeux n’est pas un simple stock inerte.
C’est un organe actif, capable d’influencer l’inflammation, le métabolisme et la santé musculaire.

D’où vient cette vraie/fausse idée ?

L’idée que la graisse “brûle” le muscle vient souvent de l’observation suivante : certaines personnes perdent du poids et constatent en même temps une baisse de leur masse musculaire, de leur force ou de leur tonus. Cela peut arriver, mais ce n’est pas une fatalité. On le verra plus loin.

Le problème, c’est que l’expression laisse croire que la graisse attaque directement le muscle.
Or, ce n’est pas du tout ce qui se passe.
C’est bien pire !
Le corps adapte ses carburants en fonction de l’apport alimentaire, de l’activité physique, de l’état inflammatoire, de l’âge et de la vitesse de la perte de poids.

Autrement dit, la graisse ne “mange” pas le muscle. Ce sont les conditions du régime ou du déficit énergétique qui peuvent favoriser une perte de masse maigre.

Ce que fait vraiment le corps

Quand l’organisme reçoit moins d’énergie qu’il n’en dépense , il commence à mobiliser ses réserves. Les graisses sont une source d’énergie privilégiée, car elles sont abondantes et très concentrées. Mais si le déficit est trop important, si l’alimentation est déséquilibrée, si les graisses ne sont pas disponibles ou si l’apport en protéines est insuffisant ou si encore l’activité physique est inexistante, le corps va alors puiser dans les tissus maigres, dont tadaaaaa …….. le muscle. Pas de chance !

La masse maigre ne se réduit pas au muscle bien entendu, mais celui-ci en représente une part quasi essentielle. Lorsqu’elle baisse trop, cela peut entraîner :

  • une diminution de la force ;
  • une fatigue plus marquée ;
  • une récupération moins efficace ;
  • une baisse des performances physiques ;
  • un métabolisme plus difficile à maintenir sur la durée.

Le bon objectif n’est donc pas seulement de perdre du poids, mais de perdre surtout de la graisse en préservant le muscle.

Le rôle de l’inflammation

D’abord, revenons au caractère inflammatoire du surpoids ou de l’obésité – qu’est ce que c’est que cette fameuse “inflammation” ?
Asseyez-vous, je vous raconte une petite histoire ……
Si,si, asseyez-vous, nous n’en n’avons pas pour très longtemps.

Il était une fois dans un laboratoire ….

Imaginez les chercheurs/euses, avec leurs tabliers blancs et leurs microscopes (électroniques il va de soi!).
Ils/elles cherchent.
Et ils/elles constatent un truc purement incroyable !
Quoi ?
Ils/elles constatent que lorsqu’on accumule plus de graisses dans le tissu adipeux, une réaction immunitaire se produit.
Dis comme ça, ça n’a pas l’air d’être un truc très très in-cro-ya-ble !
Malheureusement, ça l’est ! et pas du tout du tout dans le bon sens du terme !
En effet, les braves globules blancs, les fameux “soldats du système immunitaire”,  sont attirés comme un aimant – un peu comme si l’excès de gras était un corps étranger, un “alien”, comme si c’était du “non-soi” comme on dit dans le jargon scientifique, comme si c’était des virus ou des bactéries externes non désirées, alors que c’est quand même notre “propre” gras, si j’ose dire !
C’est un comble, non ?
Les premiers globules blancs qui arrivent, sont estomaqués, voient l’ampleur du travail à réaliser, se disent (avec la voix et la posture de Paul Mirabel) – “euh, là, tous seuls, rien qu’à 300, ça va être juste pas possible !”  et ils appellent les copains à la rescousse.
Comment ?  en libérant des messagers (oui, les globules blancs n’ont pas encore de smartphones 🙂)
Et c’est cela qu’on appelle une inflammation.
Alors, l’inflammation c’est parfait, quand elle est de courte durée – un peu comme lorsque l’on se chope une vilaine écharde dans le doigt avec son lot de virus et bactéries diverses – c’est normal et méga-utile d’avoir de l’inflammation.
Mais lorsque l’inflammation est permanente, c’est une autre paire de manches !

Ainsi, la découverte du caractère inflammatoire de l’obésité a changé notre compréhension du tissu adipeux.
Longtemps considéré comme un simple réservoir de stockage esthétique (la fameuse “bouée” et ses poignées d’amour ), il est aujourd’hui vu comme un organe métaboliquement actif. Il produit des substances capables d’influencer l’ensemble de l’organisme, notamment des médiateurs de l’inflammation.
Aujourd’hui, le surpoids est une pathologie inflammatoire.
C’est un fait non discutable !

Et voici le lien avec l’état des muscles

En situation de surpoids voire d’obésité, cette activité devient très défavorable, voire délétère. On parle alors d’inflammation chronique de bas grade, latente et sournoise.
Elle ne provoque pas les signes spectaculaires d’une infection aiguë, mais elle agit en arrière-plan (pas vu – pas pris !)  et perturbe plusieurs mécanismes biologiques.
Dont un en particulier, qui va éclairer – d’au moins 2000 lumens – le fameux lien avec la “fonte” musculaire constatée.

Parmi les messagers envoyés par les globules blancs, il y en a un qui s’appelle “le facteur de nécrose tumorale alpha” (ne pas le retenir par coeur, hein !, ce n’est pas une question d’examen ) – aussi appelé de son petit nom – TNF-α .
Il faut imaginer que les soldats globules blancs, après s’être vaillamment “battus” , outre qu’ils sont fatigués – se retrouvent assez vite à court de munitions/de carburant (“quand la bise fut venue” dixit la fable bien connue).
Quelle est la munition / le carburant privilégié des globules blancs ?
La glutamine. C’est un acide aminé, composant de base des protéines. J’en parlerai dans un autre article, patience !
Et il se trouve que cette glutamine se trouve principalement stockée dans les muscles!
Or, il se fait que le fameux TNF-α  “détricote” le muscle pour en extraire la glutamine. C’est l’un de ses rôles !

Moralité et CQFD: la graisse brûle et fait fondre le muscle par le mécanisme de l’inflammation !
C’est une triste réalité, malheureusement !
Résultat: plus on prend du poids, plus on perd du muscle, et comme le muscle est la masse qui dépense les calories (même et surtout au repos), moins on est capable de re-perdre son surpoids!
C’est un terrible cercle vicieux qui s’enclenche!
Vous pouvez maintenant vous relever !

Ce contexte inflammatoire élevé (car il impacte l’ensemble du corps) va alors contribuer à une altération lente et patiente du métabolisme musculaire.
Il ne faut donc pas en déduire que la graisse détruit directement le muscle- vous aurez compris que c’est quand même plus subtil que ça –  mais plutôt que l’environnement métabolique peut favoriser une perte et une fonte musculaire si rien n’est fait pour la prévenir.

Quand la perte musculaire devient plus probable

La fonte musculaire n’apparaît pas de la même façon chez tout le monde.
Elle est plus probable lorsque plusieurs facteurs se cumulent :

  • un déficit calorique trop important – les fameux “régimes” ;
  • une alimentation trop pauvre en protéines ;
  • l’absence d’exercices physiques réguliers de résistance ;
  • une perte de poids trop et très rapide ;
  • un âge plus avancé ;
  • une inflammation chronique ;
  • certaines maladies ou traitements – pour ne pas citer l’Oz..pic par exemple.

Chez une personne qui maigrit progressivement, mange suffisamment de protéines et bouge régulièrement en résistance musculaire, la perte musculaire va rester limitée.
À l’inverse, un “régime” trop restrictif, sans activité physique, augmente nettement le risque de perdre à la fois de la graisse et du muscle.

Il est dorénavant connu que le “sport” le plus pratiqué au monde (si,si !) dans les sociétés dites “civilisées” est le yo-yo pondéral.

Comment perdre de la graisse sans perdre trop de muscle?

La bonne nouvelle, c’est qu’il est possible de réduire la masse grasse tout en préservant la masse musculaire.
Trois leviers sont particulièrement importants.

Miser sur une perte progressive

Plus la perte de poids est rapide, plus le risque de perte musculaire augmente. Un rythme modéré laisse au corps le temps de s’adapter et favorise une meilleure préservation de la masse maigre.

Apporter assez de protéines

Les protéines sont indispensables au maintien des tissus musculaires. Si l’alimentation en contient trop peu, le corps dispose de moins de ressources pour réparer et conserver le muscle. C’est particulièrement important pendant une phase de perte de poids.

Bouger, bouger, bouger et surtout en résistance

L’activité physique est un signal essentiel. Les exercices de résistance, comme le renforcement musculaire, indiquent à l’organisme que le muscle est nécessaire et doit être conservé. C’est l’un des meilleurs moyens de limiter la fonte musculaire.

Idéalement, on associe activité d’endurance, renforcement musculaire et alimentation adaptée, en fonction de l’âge, de l’état de santé et des objectifs.

Ce qu’il faut retenir

Dire que “la graisse brûle le muscle” est une formule trop simpliste. La réalité est plus subtile : le corps mobilise plusieurs sources d’énergie, et la perte de muscle dépend surtout du contexte dans lequel la perte de poids se déroule.

L’obésité et le surpoids, en tant qu’état inflammatoire chronique, rappelle que le tissu adipeux est un véritable acteur biologique, pas anodin du tout! Cela explique pourquoi une prise en charge sérieuse du poids ne peut pas et ne doit surtout pas se limiter simplement à une réduction calorique. Il faut aussi penser à la qualité de l’alimentation, à l’activité physique, à l’inflammation et à la préservation de la masse musculaire.

Aujourd’hui, malgré cette découverte disons exceptionnelle passée quasi complètement inaperçue dans les radars, force est de constater que l’on n’a pas encore intégré les conséquences pratiques qui sont évidentes: on-ne-peut-pas-sortir-du-surpoids-sans-casser-le-cercle-vicieux-de-l’inflammation !

En pratique, le bon objectif n’est pas de maigrir vite, mais de maigrir bien en s’appropriant dès aujourd’hui une alimentation anti-inflammatoire, en rééquilibrant sa flore digestive, en réduisant drastiquement l’exposition aux polluants (car l’inflammation causée par le tissu adipeux est d’autant plus élevée que ce tissu adipeux est chargé de polluants) afin, au final, de perdre de la graisse, de conserver le muscle et d’améliorer la santé globale sur le long terme.

Et une petite dernière pour “enfoncer le clou”, la lutte contre l’inflammation dans le surpoids est d’autant plus importante qu’avec le temps, cette inflammation vire à la fibrose ( un peu comme la stéatose du foie devient cirrhose), ce qui solidifie et pérennise l’accumulation des graisses, les rendant de moins en moins possible à éliminer.

Glace moka “fabrication artisanale” : que vaut vraiment la composition de ce pot pour les enfants ?

Une image artisanale très rassurante

“Fabrication artisanale”, drapeau belge, mention Lait Bio Local avec une belle bouille de vache stylisée, “100% artisanal”,  pot de 160 ml avec un nom gourmand : tout sur l’emballage de cette glace moka donne une impression d’un produit local, simple et fabriqué avec soin par une laiterie de proximité, en petites quantités, avec des ingrédients choisis.
Limite, ça donne même confiance.
Le site mentionné sur le pot ajoute encore un sentiment de sérieux et de transparence.
Pourtant, derrière cette image rassurante se cache une liste d’ingrédients nettement plus complexe qu’on ne le pense au premier abord.
Et la mention – hallucinante pour moi car c’est la première fois que je la vois ! – d’avertissement – “Peut avoir des effets indésirables sur l’activité et l’attention des enfants” – mérite que l’on s’y attarde plus qu’un simple instant.

L’objectif ici n’est pas de diaboliser un dessert. Une glace reste une glace, et il n’est pas question d’en faire un aliment “interdit”. En revanche, il est utile de décrypter ce type de produit avec un regard lucide, parce que le marketing peut parfois donner une impression bien plus simple et naturelle que la réalité.

Dans cet article, je vais lire et analyser rapidement avec toi la composition de cette glace moka destinée aux enfants – mais pas que destinée aux enfants, parce qu’au final, c’est quand même moi qui l’ai mangée 😃!, sans jugement excessif, mais avec un regard critique.
L’objectif est simple : comprendre ce que contient vraiment ce dessert, particulièrement pour les familles qui cherchent à mieux choisir les aliments achetés puis donnés à leurs enfants.

Que contient vraiment ce pot de glace ?

A la question : “Comment ai-je trouvé la liste des ingrédients ?”
La réponse est:  “Par hasard, en retournant le pot !”


Effectivement, en tournant autour (du pot) et en regardant la liste au dos (toujours du même pot !), on voit rapidement que la liste est “très chargée” et qu’il ne s’agit pas d’une glace minimaliste composée uniquement de lait, de sucre et de café.
La base est bien laitière (lait de ferme, poudre de lait, beurre, crème, protéines de lait), – jusque-là, rien de surprenant pour une glace!
Cependant, elle est complétée par une série d’ingrédients qui servent autant au goût, à la texture qu’à la conservation.

On y trouve plusieurs sucres, des épaississants, des stabilisants, des fibres, des arômes, des additifs, des colorants et même une mention d’avertissement sur l’activité et l’attention des enfants.
Autrement dit, ce pot de glace moka est plutôt un produit ultra‑transformé, même s’il est présenté comme artisanal.

Une composition “ultra‑transformée” sous un emballage rassurant

Le problème n’est pas qu’un artisan puisse utiliser des additifs ou des stabilisants.
Le problème est surtout la différence entre le discours de l’emballage (artisanal, simple, local) et la réalité de la formulation.

Quand plusieurs sucres, épaississants, colorants et arômes sont présents dans un même produit, cela signifie qu’il est conçu pour être très attractif, stable et agréable en bouche.
Et lorsqu’il est destiné aux enfants, il est encore plus utile de regarder cette composition avec lucidité.

Les sucres multiples dans cette glace moka

En parcourant la liste, on remarque plusieurs sources de sucres différents : glucose, dextrose, sucre, maltodextrine et sirop de glucose.
Cela signifie que ce dessert n’utilise pas une seule forme de sucre, mais plusieurs, souvent combinées avec une volonté évidente de maîtriser la texture, la fonte en bouche, le goût sucré (of course!) et la sensation de douceur en bouche.

Pourquoi plusieurs sucres dans une même glace ?

Pour le fabricant, accumuler différentes formes de sucres permet :

  • de garder une texture lisse et onctueuse,
  • de réduire les cristaux de sucre,
  • de stabiliser la glace pendant le stockage.

Pour le consommateur, le résultat est simple; le produit devient appétent, facile à manger et très apprécié des enfants, avec comme effet “Kiss Cool” une charge en sucres ajoutés plus élevée que ce que le mot “glace” suggère.

Même dans un petit pot de 160 ml, cette accumulation de sucres, non plutôt devrait-on dire empilement, n’est pas anodine et doit être prise en compte.
C’est précisément pour cela que ce type de dessert doit être considéré comme un plaisir hyper méga occasionnel, plutôt qu’un aliment du quotidien que l’on banalise.

Additifs, épaississants et stabilisants : à quoi servent-ils ?

La liste d’ingrédients mentionne plusieurs substances techniques plutôt difficiles à trouver à l’épicerie du coin : amidon de maïs, plusieurs épaississants, gomme guar, E410, E466, E471, E433, ainsi que de la fibre végétale (inuline).
Leur rôle n’est absolument pas de nourrir, mais de modifier la texture, l’aspect, l’onctuosité, la stabilité et la conservation du produit.
En clair, chaque additif a une fonction et cet ensemble d’additifs donne l’image d’un produit ultra-transformé.

Quand l’artisanal devient très formulé

Un produit artisanal peut tout à fait contenir des additifs, tant que la réglementation est respectée.
Mais cela signifie aussi qu’il peut être très proche, sur le plan de la formulation, d’une glace industrielle.

Ce que l’on appelle “artisanal” renvoie souvent à l’origine de la production : une petite entreprise, une fabrication locale, un savoir‑faire.
Cela ne garantit pas automatiquement une liste courte, simple et lisible.
C’est donc à toi apparemment, en tant que consommateur éclairé par les néons de ta grande surface adorée, de prendre ta loupe ou tes lunettes de myopie/vue et de vérifier la composition, même devant un emballage rassurant.

Aie confiance ……………….. Kaaaaaa, dans Le livre de la jungle

Les colorants E102 et E110 : pourquoi la mention pour les enfants si est importante ?

Parmi les ingrédients, 2 sympathiques colorants attirent particulièrement l’attention : 

  • E102 aussi appelée la tartrazine (à vos souhaits!) est un additif alimentaire très controversé, présentant des risques d’hyperactivité pour …… les enfants ! Allez, dis !
    Accessoirement, il peut provoquer aussi des réactions allergiques type urticaire, démangeaisons ou éruptions cutanées. Sympa, en sorte !
    Il est fabriqué à partir de produits chimiques dérivés du pétrole – il arbore une très jolie couleur jaune vif, pouvant virer à l’orange – très utile pour une glace “moka” !
  • E110 (Jaune orangé S) – idem que l’autre au-dessus – pas mieux en fait !

Ces additifs sont associés, dans le cadre de certaines préparations, à une mention d’avertissement obligatoire ( c’est un minimum, non ?) qui précise : “Peut avoir des effets indésirables sur l’activité et l’attention des enfants”.

Une mention qui ne doit pas être ignorée

Cette phrase n’est pas une mise en garde allégée – elle n’est absolument pas anodine car elle
– résulte d’évaluations scientifiques et réglementaires portant sur l’association de certains colorants et d’un autre additif (souvent un conservateur) dans certains aliments
– dit qu’un ingrédient de la recette est suffisamment sensible pour justifier une mise en garde spécifique.
En même temps, cela ne signifie pas qu’une seule glace provoquera automatiquement un trouble, mais elle rappelle que certains ingrédients peuvent avoir un impact sensible chez certaines personnes, surtout chez les enfants.
Ici, on ne parle pas d’un dessert neutre et banal au même titre qu’un simple fruit.

Quand un produit destiné aux enfants porte cette mention, il est prudent de ne pas la traiter comme un simple détail.
Cela renforce l’idée que ce dessert doit rester occasionnel, surtout si l’enfant est déjà exposé à d’autres aliments très sucrés ou colorés au quotidien.

Fabrication artisanale : un terme qui peut prêter à confusion

L’adjectif “artisanale” est très valorisant.
Il évoque, dans nos inconscients collectifs, souvent du fait main, du durable, du savoir-faire local, du simple, limite “roulé sous les aisselles façon Doubidchou” voire même, selon nos croyances, d’une entreprise familiale ou d’une méthode de production particulière.
Mais dans le cas de cette glace moka, il risque de donner une impression de spontanéité et de simplicité que la composition ne confirme pas.

Artisanal ne veut pas dire “simple” ou “sain”

Je t’invite ici à intégrer qu’un produit artisanal peut tout à fait être :

  • composé de nombreux additifs,
  • riche en sucres ajoutés,
  • très formulé techniquement,
  • tout en restant “artisanal” au sens de la taille de l’entreprise ou de la méthode de production.

La vraie question n’est donc pas seulement “qui fabrique ce produit ?”, mais aussi “de quoi est-il fait ?” et “qu’est-ce que ce produit nous dit vraiment quand on prend le temps de lire l’étiquette ?”
L’emballage, le drapeau belge, le site web et le discours marketing ne remplacent pas une lecture – “spépieuse” comme on dit de par chez moi – de la liste d’ingrédients.

Peux-tu donner ce type de glace à tes enfants ?


Les enfants peuvent parfaitement manger occasionnellement de la glace, mais la composition de la glace importe en priorité.
Et celle-ci, ben, maintenant, c’est à toi de prendre ta décision en parfaite connaissance.

Quelques repères concrets pour toi, en tant que parent.

Voici quelques pistes de réflexion :

  • Si une glace – ou autre crasse industrielle, entendons-nous – contient plusieurs sucres, des additifs, des colorants et une mention d’avertissement, il est préférable de la réserver à l’occasion, voire de passer ton chemin.
  • Il est utile de comparer la liste d’ingrédients avec celle d’une glace plus simple, à base de quelques ingrédients seulement.
  • Le message n’est pas de te culpabiliser, mais de t’aider à faire des choix plus lucides, surtout quand le produit est destiné à tes enfants.

Une glace plus courte en ingrédients, sans colorants ni arômes, peut tout à fait exister.
Elle peut être moins “spectaculaire” visuellement, mais plus simple à lire et à intégrer dans une alimentation globalement équilibrée.
Je pense qu’en cherchant bien, on peut même en trouver dans des livres de recettes, mais je ne suis pas sûr, je vais me renseigner au rayon cuisine de mon libraire adoré …..

Conclusion : lire l’étiquette avant de se laisser convaincre par le packaging

Cette glace moka illustre parfaitement un phénomène fréquent de décalage: un emballage très rassurant peut masquer une composition relativement complexe.
Entre “fabrication artisanale”, drapeau belge et une liste d’ingrédients techniques et longue comme le bras, le décalage est suffisant pour justifier une vraie analyse.

Le message central de cet article n’est pas de bannir la glace, mais de te rappeler qu’il est utile de :

  • ne pas confondre “artisanal” et “minimaliste”
  • lire la liste d’ingrédients,
  • repérer la présence de plusieurs sucres,
  • surveiller les colorants et additifs,
  • valoriser des desserts plus simples quand ils existent,
  • et réserver ce type de produit à une consommation occasionnelle, surtout pour les enfants
  • et au final, peut-être, de ne pas l’acheter,
  • de la faire soi-même avec tes enfants en passant un chouette moment en famille

Je te félicite d’avoir tenu bon jusqu’ici; l’article est maintenant terminé.

Si tu as aimé cet article, dis-moi en commentaires, quel est ton principal problème pour identifier les aliments ultra-transformés et pour basculer et revenir vers une alimentation dont tu as repris le contrôle?

Je te propose à la réflexion, une petite bafouille de Coluche dans un de ses sketchs cultissime ……
“Si on nous vend de la merde, ben, c’est qu’on achète de la merde !”

En quoi est-ce important de prendre des compléments alimentaires… quand on mange déjà “bien” ? 😏🌱

nourrir la santé - compléments alimentaires - assiette

Mais du coup… si je mange sainement, j’en ai vraiment besoin ?”

C’est LA question qui revient systématiquement en consultation.
Et elle est légitime.

Parce que dans l’idéal…
👉 une alimentation saine, variée, locale, de saison, riche en nutriments et micro-nutriments… devrait suffire.

Dans l’idéal.

Mais entre l’idéal et la réalité, il y a parfois… non pas un écart, plutôt un pont voire carrément un canyon !

Alors creusons ça ensemble.


Manger sainement aujourd’hui… ce n’est plus tout à fait comme avant

Avant d’aller plus loin, je t’invite à visionner cette vidéo inspirante de M; Poffet.
Elle date, oui – 1971
Elle est en noir et blanc, oui.
Elle n’est pas optimisée pour les algos, oui. – il n’y avait pas d’algos en 1971
Et en même temps, qu’est ce qu’elle est authentique et pleine de vérités élémentaires.
Tu y entendras un petit passage sur le mag-nésium!

Le sol vivant en 1971, par M. Poffet

Déjà en 1971, tout était dit !

Tu fais déjà toutes les choses “bien”:

  • tu cuisines
  • tu évites les produits ultra-transformés
  • tu choisis du bio et local quand tu peux

Bref, tu joues dans la bonne équipe.

Mais voilà le twisthic:
👉 même une bonne alimentation aujourd’hui n’a pas toujours la même densité nutritionnelle qu’hier.

Pourquoi ?

  • Les sols sont appauvris
  • Les aliments sont récoltés plus tôt
  • Les variétés sont sélectionnées pour le rendement, pas pour les micronutriments
  • Le stockage et le transport diminuent certaines vitamines

Résultat:
tu peux manger “correctement”… sans forcément couvrir tous tes besoins.

Un peu comme remplir ton réservoir de voiture avec un carburant légèrement dilué 


Nos besoins ont augmenté (et pas qu’un peu)

Autre élément souvent sous-estimé:
👉 nous ne vivons pas dans les mêmes conditions qu’il y a 100 ans

Aujourd’hui, ton corps doit gérer:

  • le stress chronique
  • la pollution
  • le manque de sommeil (merci Netflix et consort!)
  • la sédentarité
  • les perturbateurs endocriniens

Et tout ça… ça consomme des nutriments.

Magnésium, vit D, vitamines du groupe B, antioxydants…
👉 ce sont un peu les “équipes de réparation” de ton organisme.

Et elles sont souvent débordées et sur consommées.

Nous vivons ainsi une fameux paradoxe de “déficiences en situation d’abondance”
Nous consommons des produits qui amènent plus de calories que de micronutriments essentiels à notre fonctionnement, comme les minéraux et les vitamines.


Chaque corps est unique (et parfois capricieux)

Tu peux manger exactement la même chose que ton voisin…
et ne pas en tirer les mêmes bénéfices.

Pourquoi ?

Parce que:

  • ton microbiote est unique
  • ta digestion peut être plus ou moins efficace
  • ton niveau de stress influence l’absorption
  • certaines carences peuvent exister malgré une bonne alimentation

Exemple classique:
👉 une personne peut manger des aliments riches en magnésium… et rester carencée.

Pourquoi ?
Parce que le stress et la vie “moderne”, parfois associées à une surcharge mentale, sont responsables de l’augmentation de la fuite urinaire de magnésium en même temps que les besoins se trouvent accrus.
En effet, 2 hormones produites en période de stress – le cortisol et l’adrénaline – sont impliquées dans la sortie du magnésium des cellules.
Le magnésium est alors excrété dans les urines, ce qui favorise un foutu cercle vicieux pernicieux où l’hyper-réactivité au stress et le déficit en magnésium deviennent étroitement liés et dans le pire des sens!
Cette déplétion cellulaire entraîne à son tour une hyperexcitabilité neuromusculaire et occasionne des fourmillements, crampes, des paupières qui “clignotent” toutes seules, allant jusqu’à des douleurs et tremblements et en même temps, également un hyperémotivité, de l’anxiété, de l’irritabilité, de la fatigue, des insomnies et des maux de tête.
Enfin, ce manque de magnésium génère aussi des palpitations cardiaques, un sentiment d’oppression, ainsi qu’une mauvaise absorption des vitamines en particulier la Vit D et B1.
Bref, c’est la fête, en somme – façon de parler!
 
Le corps, parfois, c’est un peu un panier percé !


Les compléments alimentaires: béquille ou levier ?

Soyons clairs:
👉 les compléments alimentaires ne remplacent pas et ne remplaceront jamais une bonne alimentation.

Sinon, autant manger des gélules à la place des repas… comme les astronautes
(et franchement, niveau plaisir, on a nettement vu mieux, non ?).

Mais ils peuvent être:

  • un coup de pouce ponctuel
  • un levier de correction en cas de carence
  • un soutien ciblé dans certaines périodes de ta vie (fatigue, stress, changement de saison, pré-conception, conception, …)

L’idée, ce n’est pas de se supplémenter “pour faire comme tout le monde”.
C’est de supplémenter avec intention et surtout par connaissance des mécanismes sous-jacents des fonctions biologiques de ton corps.


Le piège à éviter: le réflexe automatique

Le danger aujourd’hui, ce n’est pas le manque d’information.
C’est l’excès.

👉 Prendre des compléments “au cas où” sans stratégie
👉 Empiler les gélules dans des piluliers
👉 Suivre les tendances Instagram

Ce n’est pas ça, la nutrithérapie.
“Ceci n’est pas de la nutrithérapie”.
C’est du “vogelpick” …….

Une bonne supplémentation est:

  • ciblée
  • adaptée
  • temporaire (dans la plupart des cas sauf pour le magnésium et la Vit D)
  • cohérente avec ton alimentation et ton mode de vie et ton budget

Alors… faut-il se complémenter ?

La seule réponse honnête, c’est:
👉 ça dépend

Mais voici une grille simple:

✔️ Si tu es fatigué, stressé, en baisse d’énergie
✔️ Si tu traverses une période exigeante
✔️ Si tu suspectes une carence
✔️ Si ton hygiène de vie a des limites (et c’est normal)

👉 alors, les compléments peuvent être utiles.

Par contre, 

❌ Si tu cherches une solution magique et rapide
❌ Si ton alimentation est déséquilibrée
❌ Si tu veux juste compenser de mauvaises habitudes et ne pas faire d’effort pour intégrer de bonnes habitudes

👉 alors, ils ne feront pas de miracle.


En résumé

Manger sainement est et restera toujours la base. Toujours.

Et en même temps,  aujourd’hui:

  • nos aliments sont parfois moins riches
  • nos besoins sont plus élevés
  • nos corps sont uniques

👉 Les compléments alimentaires ne sont ni indispensables pour tous…
ni inutiles pour tous.

Ce sont juste des outils.

Et comme tout outil, leur efficacité dépend de comment et pourquoi tu les utilises.


Et toi (le des neiges) ?

Tu prends des compléments alimentaires ?
Par choix, par besoin, par mode, pour faire comme les autres, parce que tu le vaux bien… ou un peu au hasard ?
Partage ton expérience en commentaires.


Sources et références scientifiques

Pour construire cet article, je me suis appuyé sur des sources fiables et reconnues en nutrition et micronutrition:

  • PubMed (base de données scientifique internationale)
    → recherches sur les carences micronutritionnelles, biodisponibilité et impact du stress sur les nutriments
  • ANSES (Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation)
    → recommandations sur les apports nutritionnels et les compléments alimentaires
  • EFSA (European Food Safety Authority)
    → données sur les besoins nutritionnels et la sécurité des nutriments
  • WHO (Organisation mondiale de la santé)
    → rapports sur les carences en micronutriments à l’échelle mondiale
  • Études sur la densité nutritionnelle des aliments:
    → Davis et al., Journal of the American College of Nutrition (déclin des nutriments dans les fruits et légumes)
  • Recherches sur stress et micronutriments (magnésium, vitamines B):
    → données issues de publications indexées sur PubMed

Comment une lettre à soi-même peut changer votre vie .

S’écrire une lettre à soi-même avant / après ?
En voilà une drôle et sympathique idée !
Oui, mais avant/après quoi d’abord ?

« Cet article participe au Carnaval d’Articles « Mon déclic – lettre à moi-même avant/après » du blog focusresilience.com.
J’apprécie beaucoup ce blog, et en fait mon article préféré est « 
Pourquoi la méditation est un formidable outil de résilience pour moi»

Lettre à moi.

Adresse; ici, chez moi (le facteur me connaît 🙂 , enfin, je crois ou plutôt j’espère )
Date: aujourd’hui

Souviens-toi!

Souviens-toi dans quel état tu es arrivé dans cet endroit en plein mi-février, juste après l’Imbolc, juste avant le printemps.

Et pour un week-end résidentiel en plus!
Tu étais perdu, au sens propre comme au figuré.
Tu débarques au milieu de nulle part, un mini-sac à dos dans une main, des bottes en caoutchouc de l’autre.
Au loin, à travers les brumes matinales, tu aperçois une sorte de dôme.

Tu te souviens.

Un ami, Sébastien, te dit
Tu sais, m’fi, le bonheur c’est d’accepter que l’on ne contrôle pas tout !
Un autre, Romuald:
Ne cherche pas de sens à la vie; elle n’en a pas intrinsèquement; donne-lui le sens que tu veux. Le reste, ce sont des couillonnades !
Un autre encore, Laurent:
Tu ne peux pas sauver le monde entier !
Une autre, Laure:
Même si le monde est moche, la vie est belle et il est de ton devoir de rayonner de joie et de bienveillance !
Un autre, William:
La famille, les amis, la santé; seul cela compte – le reste n’est qu’imposture!
Bravo les injonctions, et quasi pas culpabilisantes en plus ! 

Tiens, ça te fait une – non des – belles jambes tout ça ! Comme Jules César.

Tu rentres penaudement dans une sorte de salle commune,
Une grande table accueillante, des cafés et des théières fument lentement.
Quelques paires d’yeux t’accueillent avec bienveillance.
Tu te demandes ce que tu fous là, tu es le seul homme parmi une dizaine de femmes.

“Allez, on y va” entends-tu.
Tu y es allé – sans attente !
Le dôme est en fait un “zome” – lieu énergétique
Tu te déchausses, tu rentres – tout est en bois; tu te sens immédiatement bien et en sécurité.
Tu te surprends à danser tout seul sur “Happy” et sur “Il en faut très peu pour être heureux”
Tu te dandines comme un ours mal léché, pataud, pas à l’aise au début, tu fais du sur place pour ne pas déranger.

Et puis un 1er déclic, quelques tensions se libèrent, tu bouges mieux, plus, tu fais le tour du lieu, pieds nus.
Tu ne dis pas qui tu es, tu ne te présentes pas, tu ne dis même pas ton nom, tu ne parles pas.
Ce sont les consignes !
En bon petit soldat bien éduqué, tu y obéis. 
Tu l’as toujours fait!

Tu reçois des cartes d’images d’animaux choisies par les autres participantes.
Bison tu es – “ tu donnes confiance aux autres”
Renard tu es – “ tu gères de main de maître les situations compliquées”
Cheval tu es – “ tu permets aux autres d’aller plus vite et plus loin”
Écureuil tu es – “ tu planifies habilement pour répondre aux besoins futurs”
Bélier tu es – “ tu t’investis avec coeur sans demi-mesure”

Et tu es aussi accessoirement scorpion de naissance.
Tu n’as pas lu ton horoscope de ce jour.
Tu ne connais pas ton ascendant non plus.

2 cartes de qualité te sont adressées: minutieux et philosophe
Tu notes tout cela. 
C’est ton “aura” non verbale.

Les activités se succèdent.
Tu rentres progressivement en contact avec les autres et toi-même.
Tu es invité à sortir et rejoindre les paddocks.
Tu comprends l’utilité des bottes.
Tu es dehors, tu te sens bien.
Tu découvres un exercice physique avec le corps de passage des zones de confort – apprentissage – stress.

Et à cet instant précis, paf, second déclic !

Tu ne sors pas de ta zone de confort, tu élargis ta zone de confiance.
Tu comprends que tu as peur et tu le fais quand même!
Tu apprends à identifier tes valeurs en cherchant “en quoi est-ce important de ….”
Tu découvres que la sécurité alimentaire semble être une de tes valeurs phares.
Tu comprends que l’IA ne t’aide pas, ne t’aidera jamais.
Tu apprends à demander de l’aide à la communauté, à t’entourer et ne pas rester seul.

Tu apprends à être patient pour avancer, petits pas à petits pas.
Tu te souviens du mot Kaizen.
Tu ressens les émotions qui passent dans ton corps en les nommant.
Tu découvres que les émotions sont dans ta poitrine, ton thorax, pas dans ta tête.
Tu ne prends plus les choses de manière personnelle.
Tu remercies Valérie pour ces découvertes

Tu déposes un galet, une pierre sur ton chemin: si tu n’exprimes pas la joie dans le monde, elle va disparaître.

Tu choisis une émotion à nouveau: carte rouge – courage.
Tu en as bien besoin, de courage !
Tu te demandes ce qu’il faut pour être courageux, ce qui a été ton plus grand challenge jusqu’à aujourd’hui et comment tu t’en es sorti !
Tu affirmes tout haut “Je suis courageux – je suis fort et je n’ai pas peur de le faire – j’ai peur et je vais le faire quand même – je suis mon propre héros”

Tout en exprimant cela, ta posture change – tu te redresses.

Un autre galet: choisir, c’est renoncer.

Vient le moment où tu travailles avec les chevaux.
Un tambour et des chants chamaniques t’entraînent (au bout de la nuit ! Qui ça ? Qui ça ?) en toi et hors de toi.
Tu résonnes.
Tu fermes les yeux. C’est plus facile, il paraît.

Dernier déclic.

Tu vois où tu veux être, avec qui, ce que tu fais.
Tu vois une phrase apparaître.
Floue au début et de plus en plus nette.
Nourrir la santé, tout simplement !

What else !

Un déclic n’est pas la fin du chemin, c’est le chemin.

Tu déposes un dernier galet: je n’ai pas le droit d’être heureux et joyeux.

Tu dessines un dernier galet que tu garderas précieusement – c’est le tien.
Il est simple
Il te ressemble.
Sobre et minimaliste.
C’est le résultat de ces 2 jours d’introspection active pour trouver ton Ikigai.

jjjj
Tu as déposé nombre de galets – Tu es revenu avec un – Un seul – Marqué de 3 lettres – NLS – Nourrir La Santé

L’illusion du temps qui (nous) manque

hourglass on brown wooden frame

« Nous n’avons pas trop peu de temps, mais nous en perdons beaucoup.
Nous n’avons pas reçu une vie brève, mais nous la rendons brève. »

Sénèque, La brièveté de la vie
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Photo by Cats Coming on Pexels.com

Le manque de temps, ou l’illusion du temps qui manque.

Lorsqu’on parle de santé, d’alimentation ou de changements d’habitudes, une phrase revient presque systématiquement lorsque l’on s’interroge sur THE obstacle qui nous empêchent de prendre soin de nous :
« Je n’ai pas le temps. Je manque de temps. »

Pas le temps de faire les menus de la semaine.
Pas le temps de « faire les courses ». – d’ailleurs, cette expression nous interroge profondément sur la manière dont on fait nos emplettes – « en faisant la course – en courant »
Pas le temps de cuisiner.
Pas le temps de dresser une jolie table.
Pas le temps de réfléchir à ce que je mange.
Pas le temps de poser ses couverts entre 2 bouchées.
Pas le temps de prendre soin de soi.

Et pourtant, comme le suggère Sénèque il y a près de deux mille ans, le problème n’est peut-être pas le temps lui-même, mais la manière dont nous l’habitons.

Le manque de temps est aujourd’hui l’un des principaux freins à une alimentation plus consciente.
Et en même temps, s’agit-il réellement d’un manque… ou d’une relation déséquilibrée au temps ?


Le temps moderne : plein, mais fragmenté

Nous vivons dans une époque paradoxale.
Jamais nous n’avons disposé d’autant d’outils pour aller vite, très vite, plus vite, toujours plus vite.
Et jamais nous n’avons eu l’impression d’en manquer autant – du temps !

Le temps est morcelé, haché, occupé par mille et une sollicitations.
Manger devient alors une activité secondaire. On mange en travaillant, en regardant un écran, en pensant à autre chose. Non par choix, mais par automatisme.

Dans ce contexte, bien manger est perçu comme une tâche supplémentaire, un effort de plus à caser dans un agenda déjà saturé. La santé devient une contrainte, alors qu’elle devrait être un soutien.


Nourrir sa santé ne demande pas plus de temps, mais plus de présence

Une idée mérite d’être clarifiée :
mieux manger ne signifie pas passer des heures en cuisine.

Nourrir sa santé, ce n’est pas multiplier les recettes complexes ni viser la perfection. C’est d’abord changer le regard que l’on porte sur l’alimentation.

Ce qui manque le plus souvent, ce n’est pas le temps objectif, mais :

  • de la clarté
  • de la simplicité
  • une compréhension de ce qui est réellement utile

Quand on sait pourquoi on fait un choix alimentaire, il devient plus facile, plus rapide, presque évident. À l’inverse, l’indécision et la confusion consomment énormément d’énergie… et de temps.


Le faux gain de temps qui coûte cher au corps

Beaucoup de choix alimentaires dits « rapides » sont en réalité des choix différés.
On gagne quelques minutes sur le moment, mais on les paie plus tard :

  • fatigue persistante
  • digestion lourde
  • baisse de concentration
  • perte d’énergie

Ce temps perdu par le corps ne se voit pas immédiatement sur une montre, mais il s’accumule. Il grignote la qualité de vie, la disponibilité mentale, la vitalité.

Prendre soin de son alimentation n’est donc pas un luxe réservé à ceux qui ont du temps. C’est souvent une condition pour en retrouver.


Réconcilier alimentation et réalité du quotidien

Nourrir sa santé, dans la vraie vie, c’est composer avec :

  • un travail prenant
  • une vie de famille
  • une charge mentale importante

Cela demande une approche pragmatique, humaine, ajustable.
Pas des injonctions irréalistes.

Parfois, cela commence simplement par :

  • réduire la complexité
  • manger moins transformé, pas forcément plus sophistiqué
  • répéter quelques bases solides plutôt que chercher la nouveauté permanente

La régularité bat la perfection.
La compréhension bat la contrainte.
La discipline bat la motivation.


Reprendre le pouvoir sur son temps… et sur sa santé

Sénèque nous rappelle que le temps n’est pas seulement quelque chose que l’on subit. C’est quelque chose que l’on choisit d’honorer ou de dilapider.

Mieux manger n’est pas une affaire de minutes supplémentaires, mais de priorités conscientes.
C’est décider que son énergie, sa santé et son bien-être méritent une place, même modeste, mais régulière.

Nourrir sa santé, ce n’est pas ralentir sa vie.
C’est lui donner plus de densité, plus de cohérence, plus de présence.

Et si le véritable gain de temps commençait précisément là :
dans le fait de ne plus laisser notre santé attendre « quand nous aurons le temps » ?

Car, comme le disait déjà Sénèque, le temps que nous négligeons aujourd’hui…
est souvent celui qui nous manque demain. 🌿

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On a toutes et tous une bonne raison de commencer à mieux manger

« On a tous et toutes une bonne raison de commencer à mieux manger »

Il paraît que cette pub fatigue les gens.
Qu’elle choque.
Qu’elle trahit la condition du loup.

Alors je suis allé la voir.

Et j’ai souri.

Parce qu’à bien y regarder, notre imaginaire collectif est un immense banquet d’incohérences joyeuses. Les chiens ne digèrent pas le blé, mais personne ne s’est insurgé devant le plat de spaghettis partagé par La Belle et le Clochard. Le chat est un carnivore strict, et pourtant Garfield a bâti sa légende sur la pizza. Simba, roi de la savane en devenir, se lie d’amitié avec un phacochère et une mangouste sans que personne n’y voie un drame nutritionnel. Po, le panda nourri au bambou, grandit dans un restaurant de nouilles, et tout le monde applaudit à la sagesse orientale de son parcours.

Étrange, non ?

Nous acceptons sans broncher ces fables animées, tant qu’elles restent dans le registre de l’enfance, du divertissement, de l’imaginaire. Mais qu’un loup devienne végétarien dans une publicité, et voilà que surgissent les gardiens de l’ordre naturel, fourchettes brandies, indignation au bord des lèvres.

Et si le problème n’était pas le loup ?

Et si, dans cette histoire, le loup représentait l’humain ?

Car posons la question franchement.
Quelle est l’espèce qui tue absolument tous les animaux ?
Quelle est celle qui peine à concevoir un “vrai” repas sans viande ?
Quelle est celle qui regarde parfois une feuille de salade avec dédain, et ceux qui ont choisi de réduire ou d’arrêter la viande avec un soupçon de mépris ?

Spoiler : ce n’est ni le loup, ni le panda.

La publicité ne parle pas de biologie. Elle parle de choix. De transformation. De cette capacité, très humaine, à évoluer, à questionner ses habitudes, à faire un pas de côté sans renier ce que l’on est.

Et c’est là que le message devient intéressant.

Car commencer à mieux manger n’est presque jamais une affaire de morale. C’est rarement une question de règles strictes ou d’étiquettes. C’est une histoire personnelle. Intime. Une bonne raison, souvent silencieuse, parfois inconfortable.

Mieux manger, c’est parfois vouloir plus d’énergie.
Parfois apaiser son corps.
Parfois se réconcilier avec le plaisir.
Parfois transmettre autre chose à ses enfants.
Parfois prendre soin de la terre qui nous nourrit.

Et oui, parfois, cela demande un peu d’introspection. Ça pique légèrement au début. Comme lorsqu’on allume la lumière dans une pièce restée trop longtemps dans la pénombre. Mais très vite, l’air circule mieux.

Cette pub, si elle doit faire parler, mérite surtout d’être ressentie plutôt que disséquée. Elle nous rappelle que l’on peut se faire vraiment plaisir avec des plats sans viande. Qu’un repas est aussi une histoire de partage, de sourire, de table bien entourée. Qu’il est possible de garder une âme d’enfant tout en faisant des choix plus conscients.

Alors pour ceux qui aiment débattre, débattre encore.
Pour les autres, régalez-vous.
De la pub.
De la créativité.
Du plaisir de manger ensemble, quel que soit le contenu de l’assiette, du moment qu’il est choisi, compris, et partagé.

Parce qu’au fond, et la pub le dit très clairement, sans subtilité inutile :
on a tous une bonne raison de commencer à mieux manger. 🌿