Comment une lettre à soi-même peut changer votre vie .

S’écrire une lettre à soi-même avant / après ?
En voilà une drôle et sympathique idée !
Oui, mais avant/après quoi d’abord ?

« Cet article participe au Carnaval d’Articles « Mon déclic – lettre à moi-même avant/après » du blog focusresilience.com.
J’apprécie beaucoup ce blog, et en fait mon article préféré est « 
Pourquoi la méditation est un formidable outil de résilience pour moi»

Lettre à moi.

Adresse; ici, chez moi (le facteur me connaît 🙂 , enfin, je crois ou plutôt j’espère )
Date: aujourd’hui

Souviens-toi!

Souviens-toi dans quel état tu es arrivé dans cet endroit en plein mi-février, juste après l’Imbolc, juste avant le printemps.

Et pour un week-end résidentiel en plus!
Tu étais perdu, au sens propre comme au figuré.
Tu débarques au milieu de nulle part, un mini-sac à dos dans une main, des bottes en caoutchouc de l’autre.
Au loin, à travers les brumes matinales, tu aperçois une sorte de dôme.

Tu te souviens.

Un ami, Sébastien, te dit
Tu sais, m’fi, le bonheur c’est d’accepter que l’on ne contrôle pas tout !
Un autre, Romuald:
Ne cherche pas de sens à la vie; elle n’en a pas intrinsèquement; donne-lui le sens que tu veux. Le reste, ce sont des couillonnades !
Un autre encore, Laurent:
Tu ne peux pas sauver le monde entier !
Une autre, Laure:
Même si le monde est moche, la vie est belle et il est de ton devoir de rayonner de joie et de bienveillance !
Un autre, William:
La famille, les amis, la santé; seul cela compte – le reste n’est qu’imposture!
Bravo les injonctions, et quasi pas culpabilisantes en plus ! 

Tiens, ça te fait une – non des – belles jambes tout ça ! Comme Jules César.

Tu rentres penaudement dans une sorte de salle commune,
Une grande table accueillante, des cafés et des théières fument lentement.
Quelques paires d’yeux t’accueillent avec bienveillance.
Tu te demandes ce que tu fous là, tu es le seul homme parmi une dizaine de femmes.

“Allez, on y va” entends-tu.
Tu y es allé – sans attente !
Le dôme est en fait un “zome” – lieu énergétique
Tu te déchausses, tu rentres – tout est en bois; tu te sens immédiatement bien et en sécurité.
Tu te surprends à danser tout seul sur “Happy” et sur “Il en faut très peu pour être heureux”
Tu te dandines comme un ours mal léché, pataud, pas à l’aise au début, tu fais du sur place pour ne pas déranger.

Et puis un 1er déclic, quelques tensions se libèrent, tu bouges mieux, plus, tu fais le tour du lieu, pieds nus.
Tu ne dis pas qui tu es, tu ne te présentes pas, tu ne dis même pas ton nom, tu ne parles pas.
Ce sont les consignes !
En bon petit soldat bien éduqué, tu y obéis. 
Tu l’as toujours fait!

Tu reçois des cartes d’images d’animaux choisies par les autres participantes.
Bison tu es – “ tu donnes confiance aux autres”
Renard tu es – “ tu gères de main de maître les situations compliquées”
Cheval tu es – “ tu permets aux autres d’aller plus vite et plus loin”
Écureuil tu es – “ tu planifies habilement pour répondre aux besoins futurs”
Bélier tu es – “ tu t’investis avec coeur sans demi-mesure”

Et tu es aussi accessoirement scorpion de naissance.
Tu n’as pas lu ton horoscope de ce jour.
Tu ne connais pas ton ascendant non plus.

2 cartes de qualité te sont adressées: minutieux et philosophe
Tu notes tout cela. 
C’est ton “aura” non verbale.

Les activités se succèdent.
Tu rentres progressivement en contact avec les autres et toi-même.
Tu es invité à sortir et rejoindre les paddocks.
Tu comprends l’utilité des bottes.
Tu es dehors, tu te sens bien.
Tu découvres un exercice physique avec le corps de passage des zones de confort – apprentissage – stress.

Et à cet instant précis, paf, second déclic !

Tu ne sors pas de ta zone de confort, tu élargis ta zone de confiance.
Tu comprends que tu as peur et tu le fais quand même!
Tu apprends à identifier tes valeurs en cherchant “en quoi est-ce important de ….”
Tu découvres que la sécurité alimentaire semble être une de tes valeurs phares.
Tu comprends que l’IA ne t’aide pas, ne t’aidera jamais.
Tu apprends à demander de l’aide à la communauté, à t’entourer et ne pas rester seul.

Tu apprends à être patient pour avancer, petits pas à petits pas.
Tu te souviens du mot Kaizen.
Tu ressens les émotions qui passent dans ton corps en les nommant.
Tu découvres que les émotions sont dans ta poitrine, ton thorax, pas dans ta tête.
Tu ne prends plus les choses de manière personnelle.
Tu remercies Valérie pour ces découvertes

Tu déposes un galet, une pierre sur ton chemin: si tu n’exprimes pas la joie dans le monde, elle va disparaître.

Tu choisis une émotion à nouveau: carte rouge – courage.
Tu en as bien besoin, de courage !
Tu te demandes ce qu’il faut pour être courageux, ce qui a été ton plus grand challenge jusqu’à aujourd’hui et comment tu t’en es sorti !
Tu affirmes tout haut “Je suis courageux – je suis fort et je n’ai pas peur de le faire – j’ai peur et je vais le faire quand même – je suis mon propre héros”

Tout en exprimant cela, ta posture change – tu te redresses.

Un autre galet: choisir, c’est renoncer.

Vient le moment où tu travailles avec les chevaux.
Un tambour et des chants chamaniques t’entraînent (au bout de la nuit ! Qui ça ? Qui ça ?) en toi et hors de toi.
Tu résonnes.
Tu fermes les yeux. C’est plus facile, il paraît.

Dernier déclic.

Tu vois où tu veux être, avec qui, ce que tu fais.
Tu vois une phrase apparaître.
Floue au début et de plus en plus nette.
Nourrir la santé, tout simplement !

What else !

Un déclic n’est pas la fin du chemin, c’est le chemin.

Tu déposes un dernier galet: je n’ai pas le droit d’être heureux et joyeux.

Tu dessines un dernier galet que tu garderas précieusement – c’est le tien.
Il est simple
Il te ressemble.
Sobre et minimaliste.
C’est le résultat de ces 2 jours d’introspection active pour trouver ton Ikigai.

jjjj
Tu as déposé nombre de galets – Tu es revenu avec un – Un seul – Marqué de 3 lettres – NLS – Nourrir La Santé

L’illusion du temps qui (nous) manque

hourglass on brown wooden frame

« Nous n’avons pas trop peu de temps, mais nous en perdons beaucoup.
Nous n’avons pas reçu une vie brève, mais nous la rendons brève. »

Sénèque, La brièveté de la vie
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Photo by Cats Coming on Pexels.com

Le manque de temps, ou l’illusion du temps qui manque.

Lorsqu’on parle de santé, d’alimentation ou de changements d’habitudes, une phrase revient presque systématiquement lorsque l’on s’interroge sur THE obstacle qui nous empêchent de prendre soin de nous :
« Je n’ai pas le temps. Je manque de temps. »

Pas le temps de faire les menus de la semaine.
Pas le temps de « faire les courses ». – d’ailleurs, cette expression nous interroge profondément sur la manière dont on fait nos emplettes – « en faisant la course – en courant »
Pas le temps de cuisiner.
Pas le temps de dresser une jolie table.
Pas le temps de réfléchir à ce que je mange.
Pas le temps de poser ses couverts entre 2 bouchées.
Pas le temps de prendre soin de soi.

Et pourtant, comme le suggère Sénèque il y a près de deux mille ans, le problème n’est peut-être pas le temps lui-même, mais la manière dont nous l’habitons.

Le manque de temps est aujourd’hui l’un des principaux freins à une alimentation plus consciente.
Et en même temps, s’agit-il réellement d’un manque… ou d’une relation déséquilibrée au temps ?


Le temps moderne : plein, mais fragmenté

Nous vivons dans une époque paradoxale.
Jamais nous n’avons disposé d’autant d’outils pour aller vite, très vite, plus vite, toujours plus vite.
Et jamais nous n’avons eu l’impression d’en manquer autant – du temps !

Le temps est morcelé, haché, occupé par mille et une sollicitations.
Manger devient alors une activité secondaire. On mange en travaillant, en regardant un écran, en pensant à autre chose. Non par choix, mais par automatisme.

Dans ce contexte, bien manger est perçu comme une tâche supplémentaire, un effort de plus à caser dans un agenda déjà saturé. La santé devient une contrainte, alors qu’elle devrait être un soutien.


Nourrir sa santé ne demande pas plus de temps, mais plus de présence

Une idée mérite d’être clarifiée :
mieux manger ne signifie pas passer des heures en cuisine.

Nourrir sa santé, ce n’est pas multiplier les recettes complexes ni viser la perfection. C’est d’abord changer le regard que l’on porte sur l’alimentation.

Ce qui manque le plus souvent, ce n’est pas le temps objectif, mais :

  • de la clarté
  • de la simplicité
  • une compréhension de ce qui est réellement utile

Quand on sait pourquoi on fait un choix alimentaire, il devient plus facile, plus rapide, presque évident. À l’inverse, l’indécision et la confusion consomment énormément d’énergie… et de temps.


Le faux gain de temps qui coûte cher au corps

Beaucoup de choix alimentaires dits « rapides » sont en réalité des choix différés.
On gagne quelques minutes sur le moment, mais on les paie plus tard :

  • fatigue persistante
  • digestion lourde
  • baisse de concentration
  • perte d’énergie

Ce temps perdu par le corps ne se voit pas immédiatement sur une montre, mais il s’accumule. Il grignote la qualité de vie, la disponibilité mentale, la vitalité.

Prendre soin de son alimentation n’est donc pas un luxe réservé à ceux qui ont du temps. C’est souvent une condition pour en retrouver.


Réconcilier alimentation et réalité du quotidien

Nourrir sa santé, dans la vraie vie, c’est composer avec :

  • un travail prenant
  • une vie de famille
  • une charge mentale importante

Cela demande une approche pragmatique, humaine, ajustable.
Pas des injonctions irréalistes.

Parfois, cela commence simplement par :

  • réduire la complexité
  • manger moins transformé, pas forcément plus sophistiqué
  • répéter quelques bases solides plutôt que chercher la nouveauté permanente

La régularité bat la perfection.
La compréhension bat la contrainte.
La discipline bat la motivation.


Reprendre le pouvoir sur son temps… et sur sa santé

Sénèque nous rappelle que le temps n’est pas seulement quelque chose que l’on subit. C’est quelque chose que l’on choisit d’honorer ou de dilapider.

Mieux manger n’est pas une affaire de minutes supplémentaires, mais de priorités conscientes.
C’est décider que son énergie, sa santé et son bien-être méritent une place, même modeste, mais régulière.

Nourrir sa santé, ce n’est pas ralentir sa vie.
C’est lui donner plus de densité, plus de cohérence, plus de présence.

Et si le véritable gain de temps commençait précisément là :
dans le fait de ne plus laisser notre santé attendre « quand nous aurons le temps » ?

Car, comme le disait déjà Sénèque, le temps que nous négligeons aujourd’hui…
est souvent celui qui nous manque demain. 🌿

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On a toutes et tous une bonne raison de commencer à mieux manger

« On a tous et toutes une bonne raison de commencer à mieux manger »

Il paraît que cette pub fatigue les gens.
Qu’elle choque.
Qu’elle trahit la condition du loup.

Alors je suis allé la voir.

Et j’ai souri.

Parce qu’à bien y regarder, notre imaginaire collectif est un immense banquet d’incohérences joyeuses. Les chiens ne digèrent pas le blé, mais personne ne s’est insurgé devant le plat de spaghettis partagé par La Belle et le Clochard. Le chat est un carnivore strict, et pourtant Garfield a bâti sa légende sur la pizza. Simba, roi de la savane en devenir, se lie d’amitié avec un phacochère et une mangouste sans que personne n’y voie un drame nutritionnel. Po, le panda nourri au bambou, grandit dans un restaurant de nouilles, et tout le monde applaudit à la sagesse orientale de son parcours.

Étrange, non ?

Nous acceptons sans broncher ces fables animées, tant qu’elles restent dans le registre de l’enfance, du divertissement, de l’imaginaire. Mais qu’un loup devienne végétarien dans une publicité, et voilà que surgissent les gardiens de l’ordre naturel, fourchettes brandies, indignation au bord des lèvres.

Et si le problème n’était pas le loup ?

Et si, dans cette histoire, le loup représentait l’humain ?

Car posons la question franchement.
Quelle est l’espèce qui tue absolument tous les animaux ?
Quelle est celle qui peine à concevoir un “vrai” repas sans viande ?
Quelle est celle qui regarde parfois une feuille de salade avec dédain, et ceux qui ont choisi de réduire ou d’arrêter la viande avec un soupçon de mépris ?

Spoiler : ce n’est ni le loup, ni le panda.

La publicité ne parle pas de biologie. Elle parle de choix. De transformation. De cette capacité, très humaine, à évoluer, à questionner ses habitudes, à faire un pas de côté sans renier ce que l’on est.

Et c’est là que le message devient intéressant.

Car commencer à mieux manger n’est presque jamais une affaire de morale. C’est rarement une question de règles strictes ou d’étiquettes. C’est une histoire personnelle. Intime. Une bonne raison, souvent silencieuse, parfois inconfortable.

Mieux manger, c’est parfois vouloir plus d’énergie.
Parfois apaiser son corps.
Parfois se réconcilier avec le plaisir.
Parfois transmettre autre chose à ses enfants.
Parfois prendre soin de la terre qui nous nourrit.

Et oui, parfois, cela demande un peu d’introspection. Ça pique légèrement au début. Comme lorsqu’on allume la lumière dans une pièce restée trop longtemps dans la pénombre. Mais très vite, l’air circule mieux.

Cette pub, si elle doit faire parler, mérite surtout d’être ressentie plutôt que disséquée. Elle nous rappelle que l’on peut se faire vraiment plaisir avec des plats sans viande. Qu’un repas est aussi une histoire de partage, de sourire, de table bien entourée. Qu’il est possible de garder une âme d’enfant tout en faisant des choix plus conscients.

Alors pour ceux qui aiment débattre, débattre encore.
Pour les autres, régalez-vous.
De la pub.
De la créativité.
Du plaisir de manger ensemble, quel que soit le contenu de l’assiette, du moment qu’il est choisi, compris, et partagé.

Parce qu’au fond, et la pub le dit très clairement, sans subtilité inutile :
on a tous une bonne raison de commencer à mieux manger. 🌿